Salut les kiki ! La coquinerie n’a décidément pas de limites . Après avoir esseulé les tables de flipper, voilà t-y pas qu’elle s’attaque à la nourriture… Dans un jeu qui fait baver. Et je ne parle pas forcément de ce qui se trouve dans l’assiette.

On ne va pas tourner autour du pot (de miel), la licence Senran Kagura n’est plus à présenter, c’est bon, c’est fin et ça se mange sans fin. Non, là, on va plutôt se régaler de ce que le fond (de veau) nous propose, à savoir le concept du jeu de cuisine. 

J’ai toujours aimé les jeux qui nous faisaient mettre la main à la pâte . Et pour mon cas, cela s’est notamment révélé avec la série des Cooking Mama. Cooking Mama c’est typiquement le genre à vous faire mettre un tablier et à vous sentir tel le Cyril Lignac de votre quartier. Utilisant à très bon escient les possibilités de la Nintendo DS et surtout de l’émergeant motion gaming soumis avec la Wii, il vous mettait dans la peau d’une cuistot tentant de réaliser au mieux toute sorte de viandes, pizza et autres sucrerie gourmandes et croquantes. Bref, j’adhère.

Et je me souviendrais toute ma vie de ce jour où quelques temps après avoir acheté la dernière de Nintendo en 2006 – bravant les pénuries de stock du day one, un jour de tempête (mais genre, vraiment la tempête), finissant dans un sombre Jouet Club dans lequel il ne restait que 2 exemplaires – des amis me proposèrent goulument de venir leur faire une démonstration de la bête.

Oui, ce jour où, à la question « lance nous un jeu qui tabasse » je répondis glissant la galette (au beurre) dans le pavé (de rumsteck) blanc « vous allez voir celui-là envoi du pâté ». 

Ce jour où les rires fusèrent, mais pas d’amusement, pas de joie : des rires d’apitoiement envers cette pauvre successeuse de la Gamecube… et un peu envers moi aussi, tentant désespérément de réaliser des boulettes les plus rondes possible en jonglant avec ma Wiimote et mon Nunchuck. Une conclusion positive sorti de tout cela : J’ai réalisé que j’étais un piètre commercial. 

Au-delà de ça, la plupart des jeux vidéo traitants de près ou de loin de l’art culinaire m’ont toujours fasciné. Que ce soit récemment, dans l’anecdotique, avec les recettes que nous propose Ignis dansFinal Fantasy 15 ; les œufs au plat de Metal Gear Solid 4 (un régal pour les yeux, faute de mieux) ; ou encore les jeux dédiés la coopération d’ Overcooked , le casse-tête de Sushi Striker , le stress d’un restaurateur de Cook, Serve, Delicious ! ou bien enfin sur des produits plus anciens tels queOut to Lunch sur Super Nintendo…

Bien entendu, ce conditionnement est aussi issu des nombreux animes récents et de mon enfance. Qui n’a jamais rêvé devant les prouesses du Petit Chef  ? Les ramens de Naruto  ? Les orgies de Sangoku dans Dragon Ball ? Les préparations du papa de Lucile Amour et Rock’n roll  ? Ou enfin plus récemment les réactions over exagérées, mais justifiées vu les mets, des Top Chef de Food Wars ?

Finalement ce Senran Kagura c’est un peu ça. C’est un peu Food Wars adapté en jeu vidéo (même si un jeu Food Wars existe déjà bel et bien, sur 3DS, uniquement au Japon) : Comme dans l’animé on assiste à un concours de cuisine, comme dans l’animé on participe à des duels et comme dans l’animé… les vêtements s’envolent tels les fleurs d’un sakura au vent et se déchirent comme du papier buvard humide. 

Car évidemment, si le fantasme est à procurer via ses fourneaux, autant joindre l’utile à l’agréable en mettant à l’œuvre les héroïnes d’une licence qui commence à faire son trou, dans un opus totalement délirant et succulent en la matière de ce Senran Kagura : Bon Appetit ! (In French dans le texte)

Jeu sorti le : Octobre 2018 en physique, Novembre 2014 en dématérialisé
Sur : PSVita/PC
Prix de cette version : environ 50€
Test JV.com 12/20 : 
Disponibilité de cette version PSVita: Exclusivité Limited Run Games à 3000 exemplaires plus disponible actuellement

La boite 

Une bien jolie boite, de dimensions L= 14cm x l= 3cm x H= 18cm, que j’ai déjà bien bugné en haut à droite en la faisant tomber… bref.

 

Cette dernière est bien colorée en façade et sur les côtés, avec un bel aspect brillant doré. De plus, elle possède un effet (bœuf) de relief mettant en valeur l’artwork principal. Autre bon point, pas ou peu de fioriture, si ce n’est le titre du jeu, sous-titré « full course » (qui doit surement signifier qu’il s’agit de la version ultime puisqu’elle contient tous les DLC) ainsi que le nom de l’éditeur« Marvelous » .

L’artwork justement, laisse planer le doute quant au style devant lequel nous sommes (comme souvent avec les SE). En regardant bien, on retrouve quand même les tabliers, une spatule, ainsi qu’un wok bien fourni. Bien fournies, c’est aussi le terme à employer concernant les 4 concurrentes présentées et mises en avant….

 

 

A l’arrière, c’est parfait (au chocolat). Il n’y a rien qui vient entacher les 22 captures de jeu exposées, et ça, c’est bien ! En y regardant de plus près (en tout bien tout honneur), là aussi on a quand même du mal à comprendre ce qu’il faut faire, même si les indices sont présents et nombreux, rien n’est clair. Enfin bon, heureusement qu’il y a au moins un onigiri en gros plan…

Le déballage 

Tout tiens bien en place dans ce contenant, aidé par une petite cale blanche. Et qu’y trouve-t-on donc ?

– Le jeu en version physique
– Un poster
– L’OST sur CD
– Un jeu de cartes

 

 

Finalement pas grand-chose. J’aurais aimé avoir un goodies plus « utilisable »  ; comme un porte clé ou bien un lot de pin’s, voire quelque chose dans la thématique. Mais qui sait, le jeu de cartes comblera peut être mes attentes à ce niveau ?

Le poster 

Mais commençons d’abord par cette affiche, malheureusement trop bien pliée, c’est dommage. Autre déception : elle n’est pas recto/verso, une seule face sera donc exploitable. Elle mesure L=45 cm x l= 60cm et… MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE DESSIN ? 

 

 

Les enfants, fermez les yeux, on vient de dire au revoir à la subtilité. Néanmoins, plusieurs questions me viennent à l’esprit :
– D’habitude, ne dit-on pas que la cerise est sur le gâteau? Que fait-elle là alors ?
– Je me demande si les radis, carottes et autres bananes sont présentés de la sorte à Grand Frais… ?
– Est-ce une pub vantant le fameux « mangez 5 fruits et légumes par jour » ?
– Si c’est le cas, que vient faire là la chantilly, bien trop chargée en sucre ?
– Est-ce que toutes les femmes se font des masques de concombre de cette façon ?
– C’est quoi ce foutu truc noir qui fait penser à un truc innommable au milieu gauche du poster ???
– Est-ce que le crabe est content d’être là où il est ?
– Pourquoi y’a pas de roquefort sur l’image ?

Bref, les 10 personnages sont donc allongées là, comme 10 steaks sur une plancha en attente d’assaisonnement ; et bon, on est taquin, mais honnêtement, passé l’esprit (extrêmement) pervers,l’image est plutôt jolie, et elle sierra à merveille encadrée dans votre cuisine lors de vos préparations dominicale en présence de tata Huguette et oncle George (qui, passé sa 2ème bouteille, risque de devenir un tantinet graveleux).

Un dernier conseil, évitez de déballer ceci devant votre compagne/compagnon. A vos risques et périls (c’est du vécu).

Le CD 

L’OST se paye le luxe d’avoir une jaquette différente de celle de la boite, très bien . Et pour le coup je la trouve totalement en phase avec l’esprit du jeu ; 4 filles, un risotto au curry, une glace et quelques autres ingrédients sont mis en avant sur fond de papier peint marmite/poisson/œuf.

 

 

Au dos, une seule fille cette fois, avec dans ses mains non pas de gaines électriques, mais 2 énoooorme maki prêts à être découpé en rondelles.

 

 

On découvre qu’il y a 2 CD, comprenant respectivement 16 et 15 pistes. Une playlist conséquente qui fait bien plaisir. Confirmation à l’intérieur, avec un flocage des 2 galettes fort plaisants, d’un aspect mat et toujours dans la couleur dominante jaune. On y retrouve enfin 2 autres participantes dans des poses inédites jusque-là. Du tout bon, pas de fainéantise en vue, même si on peut reprocher le système d’ouverture du second CD, soulevant le dos du boitier… 

Les cartes 

Je pensais me retrouver en face de cartes à jouer, voyant s’embellir mes soirées strip-poker, mais hélas il n’en est rien.

 

 

En effet il s’agit d’un jeu de 24 cartes décoratives à l’effigie des protagonistes… et c’est tout. L’utilité est donc restreinte à la contemplation et la collection, c’est vraiment dommage !

 

 

Reste qu’elles sont de très bonne qualité , imprimées sur du carton premium, avec un effet brillant et des illustrations très belles et détaillées.

Mais bon, pas de quoi casser 3 pattes à un canard (à l’orange).

Le jeu 

On retrouve un boitier standard de PSVita, avec une cover avant identique au fourreau, si ce n’est le côté doré ainsi que le titre qui est cette fois écrit en Japonais.

Au dos, on a les mentions habituelles sur la partie basse, estampillée Limited Run Games pour bien signaler la provenance.

Reste que l’artwork choisi est… comment dire… Perturbant  ! J’ai vraiment cru que la (trop) jeune demoiselle était enceinte de 7 mois. Fort heureusement, elle n’est qu’en pleine digestion, après s’être enfilé quelques dizaines d’assiettes de choucroute. Ouf ! On a échappé au pire.

 

 

Pour le reste, 4 capture d’écran et du texte en Japonais… qui va être compréhensible pour les Japanophobe.
Car, surprise, on a droit à une cover reversible ! Et si sur le devant on a cette fois le même dessin que sur le CD (avec le titre écrit en Anglais), au verso, magie, tout est traduit dans la langue de Shakespeare ! Outre les mentions métaphoriquement perverses (special tasty surprise, lol), on a enfin une première indication sur le but du logiciel : Il va s’agir d’un jeu de rythme .

 

 

A l’intérieur, j’imagine qu’il n’y aura pas de révélations, il y a la cartouche et c’est… Heu what ? Une notice ! En voilà une délictueuse nouvelle ! 

 

 

La notice 

 

 

Une jolie notice d’environ 20 pages, en couleur et en anglais. Hé ben, ça fait plaisir ! D’autant plus qu’elle est carrément bien fournie !

 

– Présentation des héroïnes
– Utilisation des touches (je n’ai pas pris de photo de cet encart, car bon…)
– Les 3 modes de jeux proposés ainsi que les menus connexes (avec l’inénarrable Dressing Room)
– Système de jeu et HUD. On comprend bien qu’il va falloir taper en rythme sur les différents boutons de la console afin non seulement réaliser le plat le plus succulent en 1 vs 1… tout en désapant de désespoir la triste perdante.

 

 

Un manuel qui, comme le pain, est complet !

Conclusion 

 

 

Cette édition de Senran Kagura : Bon Appetit ! passe le test de l’unboxing tout juste avec la moyenne . Pour un peu moins de 50€ (sans compter les frais de port), soit un prix se situant entre une version simple et une édition collector de n’importe quel jeu sur PSVita, on peut résolument dire qu’on en a pour son argent. 

Reste que le contenu, s’il n’est pas spécialement pauvre, possède une utilité toute relative . Hormis l’ost qui est l’objet indispensable et bien rempli, d’autant plus que l’on est en face d’un jeu de rythme ; en ce qui concerne les cartes et le poster, j’emmétrais certains doutes.

Enfin, je ne parlerais pas du jeu en lui-même, n’étant pas très objectif compte tenu de mon affect pour le genre. Car si tu mets un grand verre de jeu musical, un soupçon de style anime, tu mélanges en incorporant la licence SE progressivement, puis à rouler dans une chapelure coquine, au four PSVita à 9000°… Tu as tous les ingrédients pour une recette de (bon) goût !

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