Salut les kiki ! C’est pour sûr un unboxing un poil vieillot que je vous propose aujourd’hui, mais qui me parait nécessaire tant ce jeu fait partie intégrante du paysage de la Switch en terme de RPG.

« Project Octopath Traveler », ou « Project Octopath » tout court, un nom qui serait allé à merveille à un éventuel James Bond, s’il n’y avait pas déjà eu Octopussy, est le nom de code qui a été révélé par Square Enix le 13 Janvier 2017.

Sous cette appellation se cachait une toute nouvelle licence de J-RPG entièrement dédié à la dernière machine de Nintendo. Autant dire que cette annonce a fait grand bruit, notamment de par sa direction artistique, mélangeant pixel art à l’ancienne façon 16bits et effets 3D en tous genres ; un mix somme toute judicieux tant le résultat paraissait chatoyant.

Néanmoins, étant d’un naturel pessimiste, surtout concernant le domaine du jeu vidéo, j’ai appris à me méfier et j’ai rapidement relativisé l’apparition soudaine d’une IP inconnue jusque-là. Car oui, les déceptions vidéoludiques ont été grandes et nombreuses ces dernières années (même s’il est vrai qu’elles ont toujours plus ou moins existée), entre productions arlésiennes (Duke Nukem Forever, FF15, The Last Guardian, Zelda Breath of the Wild…), déceptions (in)attendues (Ben… Duke Nukem Forever, FF15 (sic) ), et autres « arrangements » avec la réalité (Watch Dogs, Killzone 2…) ; Il faut bien admettre que j’ai du mal maintenant à croire en autre chose que ce que je vois.

Et pourtant, tel un grand huit lancé à toute allure, nous avons eu le bonheur non seulement d’avoir des infos régulières, mais surtout de mettre les mains sur une démo jouable dès le 13 Septembre 2017; avec la possibilité de commencer les histoires de 2 personnages sur les 8 que compte le jeu final, Olberic et Primrose.

La démo a reçu des critiques plutôt élogieuses, notamment grâce au scénario de Primrose, faisant réaliser le caractère sérieux et mature du titre, cette dernière étant mêlée à un contexte où règne exploitation et proxénétisme, avec un langage parfois assez cru. De plus, le principe de recruter et jouer 8 personnages était intriguant et rendait curieux quant à son intégration non seulement in game, mais aussi scénaristiquement. Avec qui commencer, qui recruter, dans quel ordre, où aller ensuite… cette liberté de choix peu banale dans les RPG d’aujourd’hui présageait quelque chose évidemment de différent, mais aussi interessant.
Et cela a payé, puisque 3 semaines après son lancement, le 13 Juillet 2018, le jeu s’était écoulé à plus d’1 million d’exemplaires, Square Enix se fendant même d’un communiqué d’excuse envers les Japonais, pour lesquels la rupture de stock s’est vite fait ressentir.

Le produit final a reçu des critiques dans l’ensemble positives, saluant les graphismes « HD-2D », un bon système de combat (rappelant celui de Bravely Default, ce qui n’étonnera personne, Octopath ayant été produit par la même équipe) ainsi qu’une durée de vie très correcte, surtout pour en finir à 100% et atteindre la « vrai » fin. Et personnellement, j’approuve. J’ai vraiment apprécié cette aventure. Certains lui relèveront certains défauts, mais rien qui n’entachera le jeu techniquement.

Car les défauts, parlons en tout de même; et là je vais donner un avis plus que subjectif. Tout d’abord, de façon mineure, j’ai trouvé dommage qu’il n’y ait pas de vrai map à parcourir, il s’agit plus de zones entrecoupées d’embranchement sur la carte. Toujours dans les problématiques anodines, imposer des levels pour avancer dans les scénarios bloque un peu la sensation de choix du joueur. La direction n’est certes pas imposée, mais souvent fortement conseillé.

De manière plus gênante, j’ai trouvé que le lien entre les différents protagonistes, qui ne se connaissent pas, est trop ténu, dans le sens où vous rencontrez un nouvel octotraveler, il a un problème, vous l’aidez, et il vous suivra à vitam aeternam dans votre aventure par la suite. Etrange, et cela contraste avec la true ending qui explique à contrario de façon claire et précise les différents liens avec les divers PNJ principaux, expliquant tous les tenants et aboutissants de l’histoire.

Enfin, la true ending justement, ne mérite pas son appellation. Car lorsque vous terminez toutes les quêtes principales de votre héros… Hé bien il ne se passe presque rien ; dans le sens où vous n’êtes pas plus avancé dans l’histoire et le complot qui se trame. Pour avoir cette true ending, il faut réaliser un enchainement de quêtes annexes qui vous emmènera vers l’ultime lieu du jeu, là où tout sera révélé (certes, de manière expéditive). Donc ce n’est pas une true ending… mais l’ending tout court !

Bref ! Trêve de galéjades, et maintenant, unboxons ce Octopath Traveler Edition Trésors du Voyageur!

Jeu sorti le : 13 Juillet 2018
Sur: Switch
Prix public : 89€
Note JV.com 18/20  http://www.jeuxvideo.com/test/880131/octopath-traveler-le-j-rpg-de-cet-ete.htm
Disponibilité de cette version Switch  :
Plus aucun des vendeurs habituels ne le propose. Je vous invite à suivre le site Serialdealer pour d’éventuels restock.
Sinon, vous pouvez guetter le reconditionné d’Amazon, il en apparait parfois dans les 60€: https://www.amazon.fr/s/ref=sr_ex_n_1?rh=n%3A3581943031%2Cn%3A530490&bbn=3581943031&ie=UTF8&qid=1543424900

La boite

Je m’attendais à plus gros. En effet, la boite mesure L=15,5cm x l=7,5cm x H=23cm, ce qui, je trouve, est plutôt compact. Ce n’est pas une critique, on a déjà vu des collector bien plus petit regorger de contenu. Cette compacité sied d’ailleurs assez bien au produit puisqu’il est sensé représenté un gros bouquin, dont le rendu, une fois dévoilé de sa surboite en plastique, donne effectivement l’illusion d’avoir l’encyclopédie du voyageur itinérant, avec son aspect relié et ses ornements dorés.

 

 

D’ailleurs, cet emballage plastique ajoute un cachet supplémentaire au produit, c’est un bon point, malheureusement entaché par le fait qu’il ne le protège que très peu des éventuels chocs qu’il peut subir. Et si j’en parle c’est parce qu’évidemment mon exemplaire est arrivé avec le coin inférieur droit abimé, et cela est fort déplaisant.

Dernier détail, toujours concernant le fourreau ; les descriptions en 2514 langues, images du jeu, contenu et mentions légales font directement corps avec ce dernier… un peu comme une lithographie mais en moins bien. Il n’empêche que l’idée est bonne, cela aurait fait tâche si imprimé sur le « livre » qu’est sensé représenté le collector. Rien de bien particulier en revanche sur les descriptions présentes. Bien joué Square Enix !

Le déballage

Toujours en ligne avec l’effet voulu, ce guide s’ouvre… comme un livre ; puis se déploie de façon moins conventionnelle qu’un ouvrage classique, on s’en doutait. L’ouverture se fait par le côté droit, toute cette partie étant aimantée ; un classique dorénavant qui fonctionne bien.

 

 

On découvre alors 2 parties distinctes. La partie gauche n’est constituée que du livre pop up dont je parlerais plus tard, tandis que la partie droite semble tel un trésor renfermant… tout le reste. Et effectivement une fois à découvert on y trouve non seulement le jeu en boite mais aussi une vraie pièce de monnaie. Enfin, dessous le jeu se trouve dans un sachet plastique ce qui semble être la carte du monde que nous allons explorer.

Résumons : 
– Le jeu en boite
– Une pièce de monnaie
– La carte du monde
– Un livre pop up
– Le tout dans un beau coffret

Le jeu

La boite du jeu est une boite classique Switch. Je trouve la cover juste ma-gni-fi-que ! Pas de PEGI, pas d’infos inutiles, rien… Logo Square Enix, logo Switch, titre du jeu… et un sublime artwork représentant nos 8 héros : simple, efficace et sans bavure. C’est vraiment le type de jaquette qui me rappel aux grands RPG de mes si regrettées années 90.

 

 

Mais bon, pas d’inquiétude, ça se rattrape derrière, puisque la moitié de la jaquette est envahi de mentions et infos toutes aussi obligatoires qu’inutiles. Nonobstant, la partie supérieure fait la part belle aux images (12 en tout) et aux personnages, et j’ai envie de dire qu’il y a de quoi être fier d’exposer ce si joli rendu, donc ne boudons pas notre plaisir.

Et wasabi sur le sushi tako, Nintendo a proposé 8 cover alternatives à télécharger et imprimer soi-même, toute plus envoutantes les unes que les autres. Hélas proposées contre 50 points sur le site My Nintendo…

 

L’intérieur réserve aussi une bien belle surprise. Non, pas de notice, faut pas rêver non plus, mais un artwork alternatif qui tranche avec les couleurs un peu terne et sombre du devant . On en demandait pas tant. Notons que comme tous les jeux Switch, la cartouche a vraiment un goût dégueulasse, une info indispensable, évidemment…

 

 

La pièce

 

 

Je n’en attendais rien de particulier, et pourtant, cette pièce est vraiment de qualité. D’un diamètre de 4cm, en métal bien lourd, elle nous montre ce que je pense (j’essaye de me remémorer la quête d’Olberic le chevalier) être le roi sur le côté pile et son royaume/emblème sur le côté face.Toute en relief, d’une finition exemplaire, avec des détails et un aspect doré/cuivré… Cette pièce est une belle pièce si je puis dire.

La carte

 

 

Là aussi, agréable surprise en sortant la carte, notamment vis-à-vis de sa texture. Au doigt on a vraiment l’impression de toucher un parchemin, c’est super bien fichu. Tellement bien fichu qu’on la tient vraiment avec délicatesse tant elle paraît fragile ! Elle n’est pas grande, format A4, mais d’un autre côté, n’est-ce pas suffisant ? Je veux dire par là, comme je l’ai mentionné plus tôt, difficile de se perdre. Au verso un autre artwork nous est offert, rassemblant une fois n’est pas coutume les personnages principaux. Sympa !

Le livre pop up

Alors. Je vais bien scinder mon avis en 2. Et je vais tout d’abord cracher mon venin avant d’envoyer les louanges de ce goodie. Clairement, qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Il a manqué un quart d’heure d’étude ou quoi ?

 

 

Tout d’abord le livre est entièrement collé à la boite, et c’est complètement con. Donc si je veux bouquiner pour admirer les belles scénettes proposée, ou amuser mon fils à découvrir le pop up, je suis obligé de prendre et d’ouvrir le collector. Sérieusement, j’ai même failli l’arracher tellement j’étais convaincu que ça s’enlevait.

Le sens d’ouverture des pages ! Mais ! Ca s’ouvre vers l’intérieur de la boite ! Donc forcément ça bute sur la tranche ! Pourquoi ne pas avoir fait l’inverse, de l’autre côté qui était à plat sur une table ??? Là encore : complètement con.

Enfin, j’ai trouvé la position correcte et officielle : Il faut soulever la partie où est collé le pop up, le mettre de façon perpendiculaire au reste du collector et alors faire défiler les pages vers l’intérieur du contenant. N’im-por-te quoi. Avec la main droite il faut donc tenir à la verticale la base de l’ouvrage, et avec la main gauche faire défiler les décors, qui se déplient comme ils peuvent tant l’opération est branlante. Complètement con.

Et encore, je sais bien que ça ne vous regarde pas en tant que lecteurs, mais prendre des photos de ces dioramas, seul, et de faire cela correctement a relevé de la gageure ! A la décharge de Square Enix, sur le dos du packaging plastique on voit la position demandée imagée… mais bon franchement… franchement…. Pffff.

 

 

Et donc, c’est d’autant plus complètement con, qu’une fois la position oscillante appliquée, on réalise combien ces diorama sont beaux. Mais genre, vraiment vraiment beaux. Il y en à 8 en tout, soit 1 par héros : Ophilia, Cyrus, Tressa, Olberic, Primrose, Alfyn, Therion et H’aanit et certains (celui de Primrose par exemple) émerveillent par leurs détails. D’ailleurs, si vous ne le saviez pas encore, prenez la première lettre du nom de chacun des personnages et vous obtenez… Octopath. Et comme je n’arrivais pas à faire de choix, je les ai tous photographiés, comme ça pas de jaloux !

 

 

Conclusion 

 

 

Comme vous avez pu le constater, il y a à boire et à manger dans cette édition. Néanmoins j’ai un avis bien tranché sur ce dernier. Le jeu est excellent, je vous le conseille à 200%; et si vous avez une Switch, j’ose espérer que vous l’avez déjà, sinon il s’agit du meilleur RPG de la console! Et si vous n’avez pas le dernier bébé de Nintendo, commandez-la à Noël avec le jeu, et en attendant jouez à Dragon Quest XI. Mais concernant ce collector, sans tergiverser, il est… bof. Je veux dire, malgré la qualité de la pièce, cette dernière finira au mieux dans une tirelire cochon, au pire à prendre la poussière dans une vitrine has been au côté des figurines Astérix et autres tibia droit de T-Rex offerts dans les N°1 des magazine Altaya à 1€ ; la carte ne sera jamais déballée j’en mets ma main à couper ; et le livre pop up… qui va s’emm… bêter à sortir le collector à chaque fois qu’il voudra contempler ces magnifique scènes ?? Non, clairement, à 89€ on vaut mieux que ça.