Salut les kiki ! Parlez-moi de vous plutôt. Odile ! Moi c’est Odile ! Pluto c’est l’ami de Mickey. Ha non ! L’ami de Mickey c’est Dingo !

La fin des années 80 et le début des années 90 marquent pour beaucoup un genre d’avènement des jeux à licence Disney . Ça tombe bien, me concernant je baignais en plein dedans, qu’il s’agisse du Journal de Mickey, Picsou Magazine et autres Mickey Parade , chaque lecture de BD ou d’article était un vrai bonheur dont le seul drame fut l’attente du magazine suivant. Bon, je l’avoue, je faisais bien quelques écart à Pif et Hercule , qui avaient eux aussi la formule pour me faire bien rigoler. Etant très conservateur, je me laisse encore aller à quelques rerererererelectures de toutes ces aventures animalières.

Mais revenons à nos jeux. Sur la NES j’avais déjà étreint pas mal de ces productions. Il faut dire qu’il y avait de quoi se faire plaisir : Talespin, Darkwing Duck, Chip’n Dales ou encore et surtout Duck Tales 1 & 2 dont la mélodie lunaire résonne encore dans ma tête tel un hymne à cette époque. La « concurrence » n’était pas en reste, puisque les possesseurs de Master System/Game Gear auront eux aussi eu leur lot de plate former, avec notamment notre canard favori qui doit sauver l’oncle aux favoris ou le triptyque caneton. Et surtout la trilogie Illusion qui fera grand bruit.

C’est là où ça commence à piquer un peu. Car c’est sur l’avant-gardiste Megadrive de Sega que sont d’abord apparus 2 opus 16 bits qui m’ont fait ronger mon frein de Nintendo fan, en la matière de Castle of Illusion en 1990 et Quackshot en 1991 . Crotte, zut et caca boudin. Loin des railleries du 21ème siècle, même Fantasia me faisait rêver et me faisait comprendre qu’il était beaucoup trop bien pour moi.

Et tandis que nous attendions la réponse de la firme de Kyoto, je bavais chez les copains plus forts que moi sur ces graphismes next gen aux animations pléthoriques. Triste, triste vie.

Je pris mon mal en patience ; 1992 et la venue de la Super Nintendo furent salvateurs en termes de renouveau. Mais ce n’est qu’en 1993 en Europe, que Capcom se fendait d’une nouvelle IP autour de la célèbre souris de Disney qui allait avoir toute mon attention.

The Magical Quest starring Mickey Mouse , que l’on raccourcira Magical Quest pour plus de praticité, fut un de ces jeux vraiment marquant dans ma vie de joueur. Enfin des décors dignes de ce nom, du fan service, de la bonne plateforme et un concept innovant ! Certes Mickey marche, court, saute sur les ennemis et peut les ramasser en tant que projectiles, au même titre que les blocs posés ici et là… Mais là où il se différenciait, sous son scénario anémique autour du kidnapping de Pluto, c’était sur le principe des costumes.

Ces costumes, qui sont la base du gameplay, sont au nombre de 3 :
– Magicien, qui permet de tirer des sorts
– Pompier, avec sa lance pour contrer les feux de l’enfer
– Alpiniste, pour les joies de l’escalade et de balancier à coup de grappin

Certains costumes peuvent charger leur attaque, sous réserve d’avoir suffisamment de… MP on va dire. MP que l’on pourra recharger soit via des items disséminés dans les niveaux, soit via un achat chez le marchand. Attention, car à contrario, certains déguisement vous empêcheront de prendre des blocs  ! Heureusement il est possible de rebasculer notre héros en sa forme « normale » à tout moment…

Bref, on pourrait parler des heures de cet ainé, de sa durée de vie trop courte ou de ces boss « Pat Hibulériens » cocasses… mais le retroboxing du jour va se porter sur ce qu’il a enfanté. Oui, car mieux qu’une suite, il s’agit là d’une trilogie , et nous allons nous concentrer ce jour sur le second opus.

Etrangement sorti assez discrètement (en tout je n’avais pas entendu parler de sa localisation en Europe avant quelques années un peu par hasard) en 1995, ce The Great Circus Mystery starring Mickey and Minnie Mouse qu’une fois de plus on raccourcira par Magical Quest 2, dont il n’a même pas le nom, fut disponible sur Super Nintendo évidemment… Mais aussi sur Megadrive ! Et il s’agira du seul des 3 à y être porter. Curieux. Précisons que le contenu est le même que sur Super Nintendo, à un détail cosmétique et une salle bonus près.

Bref, et tant qu’à unboxer ce titre, autant le faire sur sa version Euro ET sur sa version Jap, histoire de voir les différences… pour peu qu’il y en ait !

Jeu sorti le : Février 1995 en Europe
Sur : Super Nintendo & Megadrive
Prix à sa sortie : 400fr environ
Note JV.com 12/20 : http://www.jeuxvideo.com/articles/0000/00003369_test.htm

La boite

Et ça commence doucement puisque concernant la face avant, on a affaire à des jumelles. Enfin, presque, puisque dû au format de la boite, la partie haute où se trouve le mob sur son trapèze a été tronqué chez nous. Hormis cela on constate que le dessin choisi colle plutôt bien avec ce qui nous attend.

Tout d’abord la présence de Mickey ET Minnie dans le titre et sur la jaquette n’est pas anodine puisque c’est la feature principale introduite dans cette suite : un mode 2 joueurs en coopératif ! A noter qu’il n’y a aucune différence de gameplay selon si l’on choisit l’un ou l’autre personnage. Chevaux de bois et pistolet à bouchons constituent quand eux un des nouveaux accoutrements présents.

Dernier détail et pas des moindres, l’ambiance cirque qui se dégage de l’artwork et dont est estampillé en lettres géantes le nom… ne correspond en fait qu’au tout début du jeu ! C’est quand même bizarre ! En effet, très rapidement dans les pérégrinations du couple on sera éloigné de ce thème pour revenir à des choses plus « standards » telles que la forêt ou encore la neige… mouarf !

Et c’est finalement assumé , puisqu’au dos se trouve le descriptif en 3 langues dont le Français, et il nous confirme bien l’éloignement rapide du chapiteau, toujours sous prétexte d’un enlèvement… de Pluto encore une fois mais aussi de Donald, histoire de pimenter un scénario non rafraichi depuis le premier. Bref, on aurait pu se passer du « vive le cirque ! » qui ponctue ce pitch.

Au-delà de ça, les textes racontent plutôt la même chose que l’on soit blanquette ou tempura, (Appuyés par 3 captures sur une boite pour 5 sur l’autre) notamment avec un accent sur les nouvelles transformations qui vont être détaillées dans la notice.

La notice

Evidemment la notice diffère de format, cela va de soi. De plus, Europe oblige, nous avons droit aux 3 langues déjà visibles sur l’arrière de la boite. Passons sur la couverture, identiques entre elles comme c’était déjà le cas avec le contenant précédemment.

Mais dès le début on note la différence : Le manuel Japonais nous offre pléthores de dessins mettant en place la fameuse histoire ainsi que les protagonistes, de Pat Hibulaire et ses sbires aux 2 tourtereaux travestis ou non.

Car là encore, le fond du gameplay se fera avec 3 nouveaux cosplay :
– Safari, différent de celui de la première itération, celui-ci ne dispose plus d’un grappin mais d’un simple crochet, permettant d’escalader et se balancer
– Nettoyeur, avec un aspirateur qui fait ce pour quoi il est conçu.
– Cow Boy, assez particulier, sur une monture de bois qui rebondis façon pogo stick et armé d’un pistolet.

Et c’est tout. Voilà qui est bien dommage ! J’aurais apprécié plus de diversité, d’autant plus que sur les 3, on peut dire que la tenus Safari est plus une redite qu’une inédite !

Le reste des instructions est tout de même relativement similaire . Détail des objets, des environnements, des blocs etc… on se rend compte rapidement que tout ou presque est repris de l’arc précédent (d’où ma description assez précise en préambule de ce qu’était le Magical Quest premier du nom).

Cette similarité entre les 2 fascicules est plutôt une bonne chose, tant il peut y avoir une baisse de qualité quand on bascule de l’Asie vers l’Occident. Allez, notons quand même que la notice Japonaise est plus sympa en termes d’agrémentation des descriptions : Plus d’images, plus de couleurs, plus de détails… là où son homologue est plus classique, moins fun à feuilleter.

Conclusion

Soyons clair : The Great Circus Mystery starring Mickey and Minnie Mouse est un bon jeu. Un très bon jeu. Néanmoins il possède un défaut. Un très gros défaut . Magical Quest 2 arrive après Magical Quest. Logique, mais arriver après l’agréable surprise de ce dernier, l’impression de déjà-vu est bien trop présente. Et c’est dommage, car sans aller dans la surenchère, j’aurais aimé des niveaux plus inspirés, un choix de pouvoirs plus large, une durée de vie conséquente (Là elle est identique au premier)… bref le mode 2 joueurs restera la seule vraie nouveauté.

Le coche sera peu rectifié dans l’ultime épisode  : Des graphismes léchés à l’extrême, la possibilité d’incarner Donald… mais hélas avec toujours ce gros manque d’innovation qui enterrera définitivement la série. Il ne sera d’ailleurs même pas distribué en dehors du Japon sur Super Famicom…

…Car ils seront finalement réédités sur Game Boy Advance début 2000 et cette fois disponibles dans nos belles contrées !